Piegeurs des Yvelines 78
> COMPTE RENDU AG 2019

Le samedi 27 avril 2019à 8 h 30, les membres de l’Association des Piégeurs Agrées des Yvelines dont le siège est à SAINT MARTIN LA GARENNE, se sont réunis en Assemblée Générale Ordinaire à BOINVILLE EN MANTOIS sur convocation écrite du Président en date du 06 mars 2019.

L'Assemblée Générale est présidée par Monsieur JAMES Michel, Président de l'Association. Le bureau de l'Assemblée est le bureau du Conseil d'Administration.

Monsieur JAMES Michel, Président de l'Association remercie les personnes présentes (90 personnes sur 135 adhérents) à cette Assemblée Générale et ouvre la séance à 9 h 10.

           

 

                       

 

2- Rapport moral :

 

 

            Monsieur JAMES Michel présente ses condoléances aux familles des piégeurs et demande une minute de silence en leur mémoire. Un hommage a été fait à Gérard GIRESSE qui était piégeur depuis de très nombreuses années avec ses 2214 renards, sa phrase lorsqu’on lui demandait des conseils ou une astuce « mon gars, je vais te faire voir », sa présence lors des salons de chasse, ses multiples astuces qui mettaient bien l’ambiance, formateur d’un agent de l’ONCFS à poser des pièges puis avoir été ensuite formé par ce même agent pour obtenir son agrément à la ferme de Pampoux ; et pleins d’autres souvenirs. Nous lui faisons un « au revoir » et penserons souvent à lui à chaque prise de renard.

 

            Il est demandé d’excuser l’absence de M MAUREY, maire de BOINVILLE EN MANTOIS, M. CLERC Thierry, Président de la FICIF, Sarah DORMANT de la DTT en raison des évènements, le Président de l’ONCFS, Jean Bernard LOUILLET, président de la fédération de la pêche présent à l’Assemblée Générale de la pêche pour laquelle Pierre VERGNE s’absentera pour y assister également pour nous représenter.

 

            Monsieur MAUREY, maire de BOINVILLE EN MANTOIS, et son conseil sont remerciés en raison de la gratuité de la salle de réunion et pour leur gentillesse, ce qui nous permet de faire l’AG dans cette salle.

 

            Nous remercions également Charles Henri BACHELIER, responsable du salon de la chasse, de versicolore, qui nous offre l’emplacement du salon de la chasse.

 

             Nous remercions Guillaume et Renan qui s’occupent énormément du petit gibier et l’aménagement du territoire. Anthony ISAMBERT présent, interviendra sur la pie, le renard et la fouine et nous expliquera son travail sur la vie des nuisibles.

 

            Nous remercions grandement Mme GAGNAISON et Gérard de nous accueillir gracieusement chez eux pour les formations et les réunions du Conseil d’administration.

 

            Monsieur JAMES Michel, Président de l’Association, est aussi en colère face au public anti-chasse et anti-viande qui dégrade les bâtiments ou le matériel alors que notre rôle est utile à la faune et à la population pour éviter les dégradations par nos nuisibles. Face à ces personnes, il est fortement déconseillé d’être violent, mais cependant, il est important de porter plainte, de faire des photos des dégradations avec un rapport écrit et d’envoyer le tout à l’APAY.

 

            Cette année, nous avons été présents au salon de la chasse pendant lequel plusieurs écoles primaires sont venues s’intéressant à notre rôle et à nos explications sur le piégeage et les animaux.

 

            Nous avons fait 120 interventions dans les collectivités et chez les particuliers : fouine sous toitures, renards dans les écoles, ragondins dans les jardins. Plusieurs piégeurs sont intervenus que nous remercions (M. LENGLET, M. MERCIER, M. RAULT et M. WILMSEN). Cependant, plusieurs interventions n’ont pas pu être honorées, pour lesquelles nous nous en excusons, en raison de la distance, du manque de piégeurs volontaires ou de l’emplacement non approprié.

 

            En ce qui concerne la liste des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, nous avons su récemment la décision de retirer certaines espèces (pie, renard et fouine) et pour éviter cela, nous avons dû nous battre en obtenant en trois jours des déclarations de dégâts qui n’avaient pas été faites par manque de temps ou d’information, pour prouver aux institutions l’intérêt de garder ces espèces dans la liste. Actuellement, en attente de la décision finale.

 

            Nous remercions tous les piégeurs qui ont répondu à notre appel d’envoi des bilans de prises et des déclarations de dégâts. Ceci permet un appui supplémentaire lors du CDCFS.

 

            Nous remarquons que l’intérêt actuel des chasseurs est le sanglier au détriment du petit gibier, du piégeage et de ce fait une recrudescence des dégâts.

 

            Pour l’année 2019-2020, une remise à niveau des gardes particuliers, en partenariat avec Stéphane WALSAK, technicien de la FICIF, que nous remercions, est prévue en septembre (contrairement à ce qui est écrit dans le journal, le changement de date a été fait après l’impression du journal) et des piégeurs en mars 2020.  Notre objectif est de continuer les formations, de vous représenter lors du salon de chasse, des différentes manifestations et réunions.

           

 

Aucune question n’étant posée, le rapport moral est mis aux voix

 

Le vote est à main levée – aucune voix contre, aucune abstention

 

Approbation du rapport moral est à l’unanimité

 

 

3- Rapport financier

 

 

            Concernant les comptes (que vous trouverez sur la 12ème page du journal), le bilan financier est positif.

            Les dépenses (2485,36) comportant les frais internet dont l’anti-virus et les frais de gestion du site, les différents frais de papèterie, les frais d’impression du journal, les frais du salon de chasse, les différentes assurances (MACIF et UNAPAF).

            Alors que les recettes (3392) sont essentiellement dues à vos adhésions (vous étiez 135 l’année dernière), la vente de médailles, pucelles et écussons mais également, nous avons reçu une subvention de la FICIF de 632 € ce qui va nous permettre de vous récompenser lors de vos différentes interventions (sous forme de bons cadeau, cadeaux lors de la tombola).

            Ainsi, avec l’exercice de l’année dernière qui était positif à 6283.20 et nos recettes de cette année de 3392 (soit un total de 9675.20), les dépenses étant de 2485 €.

            Notre solde de cette année est donc positif à 7189.80.

 

            Le montant de l’adhésion peut donc rester à 20 Euros au regard de l’excédent des comptes.

 

Aucune question n’étant posée, le rapport financier est mis aux voix

 

Le vote est à main levée – aucune voix contre, aucune abstention

 

Approbation du rapport financier à l’unanimité

 

 

4 Rapport administratif :

 

            M. JAMES Michel rappelle l’importance des déclarations de piégeages, y compris la déclaration des prises relâchées, des accidents de la route et lors des comptages, auprès des trois institutions : FICIF, DDT et l’APAY, afin que les espèces actuellement susceptibles d’occasionner des dégâts restent dans la liste pour 6 ans.

           

 

Aucune question n’étant posée, le rapport administratif est mis aux voix

 

Le vote est à main levée – aucune voix contre, aucune abstention

 

Approbation du rapport administratif est à l’unanimité

 

 

 

5- Rapport d’activités

 

 

            En l’absence de M. DUMEIGE, Christian LECAT, représentant de la commission du petit gibier, intervient sur la protection du petit gibier grâce au piégeage ce qui est difficile car il est remarqué une augmentation de l’intérêt du sanglier par nos chasseurs au détriment du piégeage, ce qui entraîne la destruction de nos agrainoirs, de nos pièges et par conséquent de notre petit gibier puisqu’il est tué par les nuisibles qui sont moins piégés. Les actions continuent comme par exemple dans le nord des Yvelines, le non-tire des poules faisanes pendant un an ce qui commence à donner des résultats. Peut-être que cette action pourrait être généralisée. De plus, cette action est subventionnée par la région, Mme PECRESSE qui a décidé de lâcher des poules faisanes au mois de juillet sur les territoires qui feront respecter cette action. D’où l’intérêt du piégeage. Anthony a fait un énorme travail qui dépend de vous tous, surtout face à la CDCFS qui voulait retirer le renard, les corneilles, les pies et la fouine de la liste s’appuyant essentiellement sur des données informatiques lors de comptages mais nous ne pouvions pas argumenter car la FICIF avait peu de remontée de dégâts ou de bilans de prises. IL EST TRES IMPORTANT DE FAIRE PART DE VOS BILANS DE PRISES ET DE DECLARATION DE DEGATS.

            La FICIF a pu donner à l’APAY une subvention qui est petite car il y a de moins en moins d’adhérents et de plus en plus de frais. Ils espérent que la baisse du prix du permis de chasse permettra une remontée d’adhérents et ainsi plus de piégeages et d’aides aux associations.

 

            M. JAMES intervient pour expliquer son intervention à l’Assemblée Générale de la FICIF du salon de chasse de RAMBOUILLET, pendant laquelle il était en colère relatif aux petits gibiers, soutenu par Pierre VERGNE, car on l’avait empêché de dire les choses telles qu’elles sont.

 

            Au sujet du bilan des prises, cette année, le bilan a noté 465 renards alors que les autres années, il était de 900 à 1200 renards ; la fouine est de 272 (ce qui est catastrophique), la corneille est de 1452 ; corbeau freux à 616 ; pie à 985 ; ragondin à 58 ; blaireau à 71 ; des chiffres trop bas par rapport à la réalité. Nous insistons encore pour que tous les adhérents renvoient leurs bilans de prises. Même ceux qui ne sont pas adhérents à l’APAY mais connus par un adhérent, qui piègent, doivent être incités fortement à renvoyer leur bilan de prises à la DDT (ce qui permettrait de présenter des dossiers complets et argumentés face à la CDCFS) et à la FICIF. Nous sommes 1500 piégeurs en Yvelines dont 135 adhérents à l’APAY mais certains piégeurs ne prennent pas au sérieux le piégeage, ou ne font pas les changements de départements, ou ne piègent pas. A cause de ces manques de bilans de prises, nous avons presque perdu le renard sur la liste des nuisibles. Il aurait fallu avoir 500 prises de renards dans l’année ou 10000 Euros de dégâts. Il est donc primordial d’envoyer également les déclarations de dégâts avec photos et estimation de prix afin de pouvoir argumenter auprès de la CDCFS.

 

            M. Anthony ISAMBERT, technicien de la FICIF, remercie le Président de l’APAY, le Conseil d’Administration, la présence de Christian LECAT. Il intervient dans les départements des Yvelines, du Val d’Oise, de Paris et de l’Essonne, également en tant que piégeur actif en Eure et Loir et chasseur de petit gibier. Son travail dépend de l’activité des piégeurs, de la remontée des bilans de prises et des données pour les analyser tout en respectant le protocole et la méthodologie du ministère. Pour récupérer le renard, la pie et la fouine, nous devons encore nous battre jusqu’au 05 mai 2019, prochain conseil de la chasse et de la faune sauvage, où toutes les dernières informations ont été déjà données (par Michel JAMES avec 37000 Euros de dégâts remontés en quatre jours) et par la chambre de l’agriculture (Gilles MEIGNEL) qui a fait remonter un comptage (corbeau (90000Euros de dégâts) et corneille (68000 Euros de dégâts)) et un lien avec la présidente d’élévation avicole d’Ile de France. Ce sont les associations AFPO, FNE (France Nature Environnement),etc… qui ont voulu déclasser le renard en se servant de la FICIF. Tout ce dossier a été remonté au ministère et nous laisse à croire que c’est en bonne voie.

            Les bilans de prises (carnet de piégeage) se terminent au 30 juin et il faut les envoyer avant le 1er septembre à la FICIF et à l’APAY. Et les déclarations de dégâts sont à faire dès que possible.

            La FICIF a pris note de ses défauts et va essayer d’y remédier par une remontée des prises ou des informations par voie informatique, peut être des méthodes plus rapides et prendre exemple sur d’autres départements.

            C’est une bataille et la fédération nationale de chasse est là pour nous aider, le Président Willy SCHRAEN se bat également pour tout le monde.

 

            La FICIF, fédération unique en France avec 7 départements (3 dans la grande couronne et la petite couronne), 23 000 chasseurs, 5ème fédération au niveau national, 1900 territoires (1400 territoires privés et 410 sociétés de chasse), 4 associations de piégeage (même dossier pour les 4 associations pour les espèces suivantes : groupe 2 : renard, fouine, martre, putois, belette, corbeau freux, corbeille noire, pie bavarde, geai des chênes, blaireau, sansonnet ; la FICIF et le Conseil d’administration ont demandé à classer 5/10 (renard, fouine, corbeau, corneille, pie). Il y a peu de données sur le putois et la martre. Anthony est intéressé par les données de prises accidentelles (par exemple, les blaireaux), putois et martre ce qui permettrait de monter un dossier en cas de dégâts agricoles. Il existe une application « NaturaPass » qui permet, en temps réel, de géolocaliser une espèce qui a été tué sur les routes et qui permet de créer une carte sur la présence de ces espèces dans la région, demandé par le ministère.

            La FICIF est découpée en 13 unités de gestion (262 communes dans les Yvelines qui ont reçu un courrier d’Anthony ISAMBERT pour connaître les dégâts sur les communes, 50% de réponse ; 766 communes de la FICIF), des GIC (plan de chasse ; justifier l’aménagement de l’environnement).

            En France : 670 espèces sauvages, 19 espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (12 mammifères, 7 espèces d’oiseaux). Espèces écogènes, espèces groupe 2 (ministère décide de reclasser), groupe 3 (préfet décide ; lapin de garenne, pigeon ramier et le sanglier en attente d’être classé).       Classement du 1 juillet 2019 au 30 juin 2022 (pour 3 ans, non plus pour 6 ans).

            Dans les Yvelines, jusqu’en juin 2019, la liste des nuisibles est : renard, fouine, corneille noire, corbeau freux, pie bavarde.

            Pour qu’une espèce reste dans la liste, le conseil d’Etat considère que 500 espèces par an est une présence significative d’où l’intérêt de recevoir les bilans de prises ou 10 000 Euros de dégâts d’où l’intérêt de recevoir les déclarations de dégâts ; actuellement, il faudrait même les deux 500 espèces et 10 000 euros de dégâts. Un barème ministériel des prix des dégâts sur les volailles et le petit gibier peut aider à remplir ces déclarations de dégâts.

            Pour classer les espèces, il faut donner des causes : santé publique (par exemple : 350 cas d’échinococcose en France), protection de la faune et de la flore (dégâts), activité agricole, d’autres formes de propriété.

            Dans le dossier de déclaration, il faut des photographies, des devis, des preuves ainsi que la déclaration des dégâts signée par les deux parties.

            Lors des comptages, il n’y a plus de carnet de bord, d’où le manque de données au niveau de l’ONCFS.

            On utilise aussi les données des anti-chasses, les gardes particuliers, les louvetiers, les collisions (la DDT pour relever toutes les collisions), les études scientifiques, etc.…

            Anthony ISAMBERT remercie pour la participation à l’enquête pie qui a permis de la dénombrer (Enquête qui s’est faite sur 3 passages : compter les nids, compter les petits et compter les envols ; Tony CORTES s’est occupé de certains carrés des Yvelines). Vu le bénéfice de cette enquête, il est possible que ce protocole soit utilisé pour compter d’autres espèces.

            Le 11 décembre, nous avons été soutenus par la préfecture, en revanche le ministère n’a pas accepté le dossier sur les espèces car il n’y avait pas assez de preuves : peu de dégâts ce qui nous a fait réagir et nous avons pu récupérer 37 000 euros de dégâts et pour les fouines : 21400 euros avec photographies, et ainsi qu’avec les données des éleveurs des volailles. Avec ce nouveau dossier ; il serait possible de récupérer le renard, la pie et la fouine dans la liste des nuisibles. Nous sommes en attente de la réponse.

NE PAS OUBLIER D’ENVOYER LE BILAN DE VOS PRISES (à la FICIF, à l’APAY et à la DDT) du 30 juin au 1er septembre et LA DECLARATION DES DEGATS (avec beaucoup de précision et un devis des dégâts et si possible des photos)

 

            Une information importante concernant une catégorie de piège supprimée : l’arrêté du 05 mars 2019 supprime le piège par noyade, il faudra être très vigilant car le prochain piège qui pourrait être supprimé est le piège qui tue.

 

            Anthony ISAMBERT intervient sur une nouveauté : actuellement, sur le site du ministère de la transition écologique, lorsqu’un arrêté est en cours, le public pourra donner son avis avant qu’il soit voté. Plus il y aura des avis favorables sur les espèces et plus il y aura de chances que ces espèces passent. A cet effet, le groupe de travail national a édité un document qui permet de répondre aux opposants sous un format de 24 questions qui reviennent souvent par les opposants(qui sont organisés et jeunes, prêts à se servir des réseaux sociaux).

 

            Une autre manière d’informer le public est d’éduquer les jeunes à la nature par une information au préalable dans les écoles de l’existence de faune sauvage dans leur entourage ce qui leur donnent envie d’enrichir leurs connaissances en allant dans le salon de la chasse, par exemple. Un système a été développé par Christian LECAT, président de la commission de l’éducation de la nature, en se déplaçant auprès des écoles. Ceci a abouti à ce que Anthony ISAMBERT soit convié le 24 juin à l’Académie de Versailles par des inspecteurs de l’éducation nationale qui veulent estampiller les documents d’éducation nature FICIF. Dans ces fascicules, on apprend aux enfants les espèces, la biologie et la régulation avec des mots appropriés aux enfants de 6 à 12 ans pour expliquer pourquoi on chasse, pourquoi on régule, pourquoi on piège. Il faut montrer qu’on existe avec ses règles, son code de l’environnement et que les piégeurs ne font pas n’importe quoi. Pour que le piégeage se maintienne, la meilleure solution c’est d’informer les enfants, de faire des actions avec eux (comme planter des haies à BAZAINVILLE, par exemple, faire un comptage de guêpes qui a été un succès) (actuellement 6000 enfants formés en FICIF, 100 000 au niveau national). Un site a été créée pour les instituteurs qui s’appelle ECOLIEN où on trouve 150 fiches développées sur les espèces, toute la faune sauvage présente en France (la FICIF travaille sur 50 espèces). Pour que ces informations se fassent dans toutes les communes, il serait intéressant que les piégeurs présents ce jour en parlent auprès de leur mairie. M. LECAT rajoute la démarche à suivre : il suffit d’en parler au maire, à la directrice de l’école ou à une maitresse d’école et en cas où l’un ou l’autre serait éventuellement intéressé par une information, il faut en parler à Anthony ISAMBERT en donnant les coordonnées des personnes et la FICIF se charge de la suite, de l’information, peut-être faire une animation, peut-être planter une haie (qui sera payé par la FICIF).

 

            Nous remercions Anthony ISAMBERT pour le travail réalisé.

 

            Hervé BELOT rajoute qu’il est important de déclarer aussi dans le bilan des prises les collisions (avec date et commune) pour connaitre la présence des animaux. Également, pour la déclaration des dégâts chez les particuliers (pour connaitre le prix des volailles, il est conseillé d’aller sur le site interne « ferme de BEAUMONT » dans lequel est indiqué le prix des volailles). Concernant les devis pour les espèces de la faune sauvage, au niveau du déterrage, faire l’inventaire dans les terriers avec photographies.

 

            Concernant le journal, Gérard MATHA est satisfait d’avoir reçu les documents en temps et en heure ce qui a permis d’imprimer le journal au moins 5 semaines avant l’A.G. Gérard MATHA remercie tous les participants qui ont fait part de leurs anecdotes, de leurs astuces, et ouvre dès maintenant la possibilité de lui envoyer les informations pour le prochain journal. Il s’excuse pour les erreurs dans les dates mais celles-ci ont été changées après l’impression du journal.

            Cette année, nous proposons une tombola dans laquelle vous pourrez gagner des CD ou un livre intitulé « et si on ne chassait plus » par Jean BERTON, sur les conséquences s’il n’y avait plus de chasse ni de piégeage, il est donné des réponses correctes aux questions des promeneurs. Les Editions a proposé le livre à 9 Euros pour le salon de chasse ; et nous en proposons pour la tombola et à la vente. Jean Daniel BEGUIN l’ayant lu il y a 20 ans et relu dernièrement en parle comme un livre qui lui paraît très intéressant pour les chasseurs et les piégeurs afin de bien communiquer et argumenter face aux différentes questions ou critiques du public.

 

            Nous remercions Gérard MATHA et Jean Daniel BEGUIN.

 

            Cette année, le salon de la chasse a été très fréquenté à notre grand plaisir. Il a été visité par 4 écoles différentes soit 120 enfants (70 enfants de la même école) ce qui a été très valorisant de savoir que les enfants s’intéresser aux animaux, aux pièges, ainsi que les professeurs (dont une est arrivée avec des a priori sur la sécurité, la mort des animaux qui, après les explications, est repartie ravie). On apprend que dans quelques pays autour de nous, le piégeage n’existe plus (Belgique) ou sous forme de plan de chasse selon un quota (Pologne (après demande et autorisation des gardes) et Suisse) ; la France est chanceuse et au vu de ce qui se passe autour de nous et pour ne pas perdre notre chance, nous resterons motivés pour se battre. Le président de Chasse de la Corrèze a remercié notre présence pour représenterles piégeurs car il se plaint de ne plus en voir.

            « Au salon, on expose, on explique, on s’enrichit des expériences des autres, on ne vend rien mais surtout on passe de bons moments ».

 

 

 

 

 

 

Aucune question n’étant posée, le rapport d’activités est mis aux voix

 

Le vote est à main levée – aucune voix contre, aucune abstention

 

Approbation du rapport d’activités à l’unanimité

 

 

 

6- Divers

           

            Monsieur LECLERCQ Pascal, fabricant de pièges, expose et explique son matériel. Il est présent dans les assemblées, les salons et les différentes manifestations, est en contact avec les différents présidents d’associations ou de fédérations. Il remercie le travail d’Anthony ISAMBERT.        Il est chasseur de petits gibiers et piégeur.

             Il est fabricant dans une entreprise d’une dizaine de personnes. Il travaille aussi bien le bois, l’acier, le grillage, l’inox pour fabriquer toutes sortes de pièges autoriséset de déterrage, sur mesures, de toutes formes et dimensions, pour toutes sortes de nuisibles, selon la demande des clients, de bonne qualité et certifié (câbles), en permanence mis à jour selon les difficultés rencontrées (adaptation à l’animal piégé). Il propose également un détecteur de déclencheur de pièges dont il n’est pas fabricant. Livraison dans les 10 jours selon le nombre commandé et frais de port réévalués selon la quantité commandée

            Une organisation interne se fera pour faire bénéficier de ces fabrications à nos adhérents.

 

            Nous remercions M. LECLERCQ pour son exposé.

 

           

            Michel JAMES s’interroge sur la diminution du piégeage du renard qui serait peut-être due à l’augmentation de l’intérêt de la chasse au sanglier (dégâts faits par le sanglier, les gardes chasses donnent des consignes de gérer le sanglier, le sanglier devient à la mode, au détriment du renard), alors que le nombre de renard n’a pas diminué, cependant les anti-chasses eux souhaitent retirer le renard de la liste. Mais pour éviter cela, nous, les piégeurs, devons continuer le piégeage et l’envoi des bilans de prises et des déclarations de dégâts pour justifier auprès de la CDCFS de l’utilité de garder le renard dans la liste des nuisibles pour que le petit gibier vive.

 

            Une petite anecdote de Michel JAMES sur un chat perdu. La propriétaire du chat perdu est venue voir Michel JAMES pour lui demander qui était l’organisateur d’une battue aux chats. Michel lui répond que la chasse a des règles à respecter etles piégeurs ont l’obligation de rapporter à la mairie les animaux piégés accidentellement. La propriétaire a avoué qu’elle avait retrouvé quelques fois son chat à la CIPAM de BUCHELAY. Mais cette fois-ci, c’était une personne qui l’avait récupéré et nourri. D’où la nécessité de me parler de conflits de ce genre afin que je réponde des chasseurs et des piégeurs.

 

            Il est arrivé également que des chiens soient pris aux pièges alors que ces pièges étaient placés loin du chemin, au milieu des terres, selon la réglementation. Les chiens n’étaient donc pas sur le chemin en laisse. Le piégeur était en règle et a eu gain de cause.

 

            Une autre fois, un propriétaire de chien a été grièvement blessé en voulant libérer son chien d’un piège de Michel JAMES. Il a été opéré au niveau de ses mains et voulait se plaindre. Michel JAMES étant dans son droit (autorisation du propriétaire des champs, placé loin du chemin…) l’a amené auprès des gendarmes pour qu’il porte plainte, les gendarmes n’ont pas donné une suite favorableà sa plainte étant donné que Michel JAMES était dans ses droits. Depuis, le propriétaire de chien promène son chien sur le chemin et en laisse.

 

            Nous informons l’Assemblée Générale qu’une élection sera faite l’année prochaine car trois membres du Conseil d’administration seront sortants. Une demande de candidature peut être faite. 

 

            Pierre VERGNE, le président d’honneur, intervient pour remercier le Conseil d’Administration de poursuivre le rôle de l’APAY. Il remercie également Anthony ISAMBERT pour le travail effectué. Il est déçu car le gouvernement n’est pas de notre côtéet que la diminution du nombre d’adhérents affaiblit le combat. De plus, les adhérents ne seraient pas très actifs c’est pourquoi Pierre VERGNE insiste sur le fait que plus on est nombreux et voyant, mieux ce sera pour défendre nos droits et obtenir des résultats.  Beaucoup se révolte actuellement, se montre et obtienne des choses. Ce serait important de se montrer également pour gagner nos combats.

            Concernant les nouveaux piégeurs, il serait utile qu’ils soient adressés par une association de chasse ou d’une administration. De même, que dans chaque association de chasse ou administration, il y ait un piégeur actif. Et dans ce cas, une récompense serait donnée à cette association ou cette administration. LE PLUS IMPORTANT EST LE TERRAIN.

 

            A cela, Michel JAMES répond qu’en effet, une discussion avec la CDCFS est en cours pour proposer de renouveler et de renvoyer son agrément tous les 5 ans. Ceci est à discuter et à organiser au niveau national. Ceci permettrait également de mettre à jour la liste de la DDT : ceux qui ont déménagé, qui ne sont plus actifs ou qui sont décédés.

 

            Nous remercions Pierre VERGNE pour son intervention.

 

            Michel JAMES informe l’Assemblée Générale que certaines personnes ont été victimes de vol ou de dégradations de pièges (cage à pie, cage à corneille, Bélisle). Le conseil d’administration a décidé de leur offrir le matériel volé ou dégradé après avoir reçu la déclaration de plainte. Nous nous mettrons ensuite en contact avec ces personnes pour la livraison. Nous ferons de notre côté la déclaration auprès de l’UNAPAF.

 

            Pour ceux qui sont intéressés, quelques pies sont à disposition. Une cage à pies et un Bélislesont proposés par un adhérent gratuitement.

 

            Certaines personnes ont été payées 50 euros la journée pour venir dégrader le salon de chasse de Rambouillet. Comme l’ASPAS qui paie 150 000 euros par mois donné à chaque association en France, en Belgique pour nous attaquer, acheter ou louer des propriétés pour nous empêcher de chasser à l’intérieur. Et porte même plainte contre des chasseurs.

 

            Une des questions de l’Assemblée est de savoir si on peut obtenir une liste de tous les piégeurs : en effet,la DDT est en possession de cette liste mais elle n’est pas fiable car les piégeurs ne préviennent pas de changement de situation, que certains ne souhaitent pas apparaître sur cette liste (selon la loi de la liberté des données personnelles). Nous avons fait la demande auprès des mairies pour obtenir la photocopie de la déclaration de leurs piégeurs, cependant, certaines ne répondent pas et d’autres ne souhaitent pas donner ces informations pour ne pas servir la chasse.

 

            M. LECAT, présent lors du dernier CDCFS, informe qu’il a été dit que l’enquête sur le blaireau devenant trop ancienne, serait prochainement remise à jour. Dès que l’enquête sera prête à débuter, nous serons tenus au courant afin que nous puissionsparticiper. A ce sujet, certains départements ont autorisé certaines communes à donner l’autorisationde piéger le blaireau, grâce aux dossiers de dégâts établis par les agriculteurs. 

 

            Hervé BELOT nous informe qu’il est possible qu’une nouvelle espèce soit proposée pour la liste des nuisibles car elle devient de plus en plus nombreuse, c’est la perruche à collier. Anthony ISAMBERT intervient en disant que depuis l’arrêté du 14 février 2018, la perruche est classée espèce exotique envahissante, comme la bernache qui fait partie depuis 2016 du plan de chasseet que sur autorisation de la préfecture, il est possible de secouer les œufs, qu’un dossier technique est présenté à la DTT du Val d’Oise qui a donné un avis favorable car la perruche fait énormément de dégâts sur les toits des habitations. La DDT va présenter ce dossier en commission régionale qui va statuer en espérant qu’elle passe en nuisible afin de pouvoir la réguler par la chasse et le piégeage. Un comptage a été fait sur l’Essonne, le Val d’Oise et les Yvelines dans lequel a été dénombré 5000 individus.

 

            Lors de la commission petit gibier faite à RAMBOUILLET, Julien n’a pas pu donner de chiffres sur le nombre de faisans, de lapins et de pigeons chassés car aucun prélèvement des associations de chasse n’a été donné. Il serait important que toutes les associations de chasse puisse faire parvenir leurs données de prélèvements de petit gibier sur le site de la FICIF afin de permettred’utiliser ces données lors de dossiers créés pour défendre tel ou tel espèce.

 

            Michel JAMES remercie l’Assemblée Générale de sa participation et de son écoute.

 

            L’ordre du jour étant épuisé, M. JAMES Michel, le Président, clôture la séance à

11 h 45.

 

            Le Conseil d’Administration invite l’Assemblée Générale à se retrouver autour d’un verre de l’amitié.

 

 

                                                                                  Le 27/04/2019,

                                                                                  Les membres du Conseil d’Administration

 

 

 

 

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